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Quand le passé donne sur le présent

Avant-goût

Toujours dans l’optique de sauvegarder l’image du patrimoine minier et industriel du Nord-Pas-de-Calais, je vous propose une petite balade Ă  Carvin, au Tour de l’Horloge, au pied du Terril 107. Cette sĂ©rie est Ă©videmment Ă  rattacher Ă  mon prĂ©cĂ©dent format, “Le Nord, c’est toujours les corons”.

Il y a peu de terrils mis en valeur autre chose que parce ce qu’ils sont : une montagne de schiste crĂ©e des mains de milliers d’ouvriers.

Les terrils du 9-9 Bis, Ă  Oignies, sont bordĂ©s d’un parc, et mĂŞme d’une salle de concert – le MĂ©taphone. Une ville qui a su donc trouver la parade Ă  la disparition de cette industrie.

Carvin aussi a eu sa mine, elle a donc hĂ©ritĂ© de ce terril. Le Terril 107 “du Grand Tour de l’Horloge”. Le Tour de l’Horloge est un parc de 15 ha, avec une partie amĂ©nagĂ©e comme le square le plus basique sur terre. Mais une fois rentrĂ© dans le bois, la nature vit Ă  sa guise.

Ou presque. Car vinrent depuis, de nombreuses activitĂ©s tout autour de ce vestige du passĂ©. L’A1 est apparue, puis la ligne TGV, le “pĂ©riphĂ©rique de Carvin” et ses zones d’activitĂ©s : Commerces, restaurants, petite usine, mais surtout, centres logistiques immenses. Le trafic des environs est donc Ă©norme. Je ne vous parle pas de la pollution atmosphĂ©rique, sonore et lumineuse que cela engrange. Ces activitĂ©s ont maintenant tendance Ă  s’Ă©taler sur le parc.

En revenant, je m’aperçois que le bois est Ă©ventrĂ©. Au bord, une grande infrastructure de bĂ©ton. C’est le nouveau centre nautique de Carvin. Projet phare des environs, il y a encore 5 ans ce n’Ă©tait qu’un fantasme de certaines communes. EspĂ©rons que ce caprice ne plombe pas les finances de la municipalitĂ©.

MĂŞme de l’autre cĂ´tĂ© du terril, en face de Carvin bien calme, le trafic routier s’entend fort.

Mais alors pourquoi “Le Tour de l’Horloge” ? Je n’ai pas la rĂ©ponse. Cela me semble tout de mĂŞme cohĂ©rent. Le terril est comme un rouage, qui fait tourner les aiguilles dans ce cadre infini. Et le temps s’Ă©coule, l’environnement change. Lui, inĂ©branlable gĂ©ant de schiste, il est le plus vieux spectateur de ce temps qui passe.

Ce terril je le connais bien, je le vois depuis que je suis gamin. En allant faire les courses Ă  Leclerc, en partant prendre l’A1, en faisant des sorties Ă  vĂ©lo. J’ai un souvenir bien ancrĂ© de tout cet environnement.

Malheureusement, comme une horloge, ce terril ne peut transmettre son passé. Et bientôt, il faudra composer sans ces hommes et ces femmes qui ont donné naissance aux géants de schistes du Nord-Pas-de-Calais.

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