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Il est dix-neuf heures trente quand le ferry quitte le port d’Ajaccio. Chargé de milliers de touristes venus visiter la Corse, le “mega express two” prend le large pour Toulon, où il arrivera au petit matin. Accueillis sur l’air d’ouverture de “La Pie Voleuse” de Gioachino Rossini avec des employés en costume cravate et une décoration digne de la demeure de Gatsby le magnifique, tout laisse à penser que vous embarquez à bord de ce fameux bateau qui n’arriva jamais à New York. On se demande bien où est l’entourloupe quand on paie son billet piéton 35 euros.

“Le bateau est quasiment plein” nous dit-on à l’embarquement. Avec mon père, nous sommes habitués de la traversée. On a pris ce bateau pendant des années pour rendre visite à ma grand-mère. On s’installe toujours au même endroit : la cafetaria du pont huit. Heureusement pour nous, il restait une banquette libre.

Quelques minutes après notre installation, les rugissements du moteur commencent à se faire entendre et la décoration du bateau, qui s’avère être en réalité du plastique, se met soudainement à faire trembler tout le navire. On comprend mieux pour les 35 euros.

D’un coup, tout les passagers quittent leurs sièges pour se rendre sur les ponts du bateau, histoire de voir une dernière fois l’île de beauté. Je décide alors de prendre mon appareil photo pour aller poser mon regard de jeune photographe sur ce navire et ces moments que je connais par coeur. Cela faisait quelques années que je n’avais plus pris ce ferry. Malgré tout, il y a des choses qui restent comme ce retraité en sandales remplis de coups de soleil, les traces de sel sur les vitres qui empêchent de prendre des photos ou encore ce jeune qui râle parce qu’il n’a pas regardé le prix de la bière avant d’en commander une.

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